mardi 18 mars 2014

Contexte d'un projet d'utilisation des Tice



CONTEXTE D'UN PROJET D’UTILISATION DES TICE
                                                                                    



Ce projet  s’inscrit dans le cadre de la Loi d’orientation de l’éducation du 04 Avril 1998 au Cameroun[1]. Cette Loi accorde une place de grande importance à la formation de l'enfant en vue de son épanouissement global et son insertion harmonieuse dans la société. L'enseignant qui est le principal garant de la qualité de l'éducation, a droit, à ce titre et dans la limite des moyens disponibles, à des conditions de vie convenables, ainsi qu'à une formation initiale et continue appropriée. Aussi l’appropriation des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) ne constitue-t-elle pas un levier important dans la formation de l’enseignant.
Au cours de la dernière décennie, le développement des TIC a fait entrer le monde dans une nouvelle ère aux défis sociaux et économiques incommensurables. Seulement, les statistiques concernant l’usage des TIC au Cameroun ne sont pas satisfaisantes. De 1999 à 2007, la télédensité du téléphone fixe (ligne fixe et CDMA) est passée de 0,6% à 1,5% ; celle du téléphone mobile de 0,04% à 24,45%  et celle d’Internet de 0,012% à 0,13%[2].  Et de  nombreuses disparités existent entre les zones urbaines (Yaoundé et Douala essentiellement) et les zones rurales. Pourtant le Cameroun dispose d’un énorme potentiel susceptible de faire de lui un pôle majeur de développement des TIC en Afrique centrale. Le pays est doté d’une dorsale en fibre optique déployée tout au long du tracé du pipeline Tchad – Cameroun et non encore suffisamment exploitée.
En effet, dans la société de l’information et des savoirs véhiculée par les TIC, plus que les infrastructures physiques, les hommes et les femmes constituent le premier capital dans la compétition que se livrent les pays et les nations pour se positionner sur l’échiquier scientifique, culturel, économique et politique mondial. Mais, le Cameroun fait actuellement face à un problème d’insuffisance quantitative et qualitative de ressources humaines dans les domaines technique et managérial en général, et dans les Technologies de l’Information et de la Communication en particulier.
Le système éducatif formel (du primaire au supérieur) n’est pas encore en mesure de permettre à tous les élèves d’apprendre l’usage des TIC. Pour quelques temps encore, l’écrasante majorité des sortants du système éducatif n’aura reçu aucune formation aux TIC. A titre d’illustration, moins de 5% des étudiants du supérieur reçoivent une formation dans l’usage des TIC. Les sortants du système éducatif camerounais, dans la majorité, manquent de culture TIC.
Je suis pour ma part Surveillant Général et enseignant de Mathématiques dans un Collège d’Enseignement Secondaire d’une petite localité rurale. Parallèlement, à une vingtaine de kilomètres de là, je dispense des cours de Mathématiques au Lycée du chef lieu d’Arrondissement dont dépend le Collège dans lequel je suis affecté. J’interviens dans ce Lycée à cause d’une insuffisance de personnel. Je reçois d’autres sollicitations d’intervention du même genre au niveau départemental. Malheureusement je ne peux y répondre favorablement.
Le contexte est donc, à tous égards, favorable pour une action vigoureuse en faveur de la définition d’une politique volontariste de développement des TIC et l’élaboration des stratégies efficaces et cohérentes pour accélérer l’intégration du Cameroun dans la civilisation de l’information et l’économie mondiale du savoir.


[1] Loi N°98/004 du 04 Avril 1998
[2] Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication. www.antic.cm